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Drame a Rollancourt

  • Photo du rédacteur: Philippe ALEXANDRE
    Philippe ALEXANDRE
  • 11 févr.
  • 12 min de lecture
    La couverture médiatique de l'époque
La couverture médiatique de l'époque

Le contexte

Le drame se déroule dans le Pas-de-Calais à Rollancourt. C’est un village d’environ 400 habitants à proximité d’Auchy-Les-Hesdin.


    Village de Rollancourt avec de chaque côté de l'église la rue du Grand Croc et celle du Petit Croc.
Village de Rollancourt avec de chaque côté de l'église la rue du Grand Croc et celle du Petit Croc.

Les faits se déroulent en avril 1913. Les protagonistes principaux sont les époux Horace DOMERGUE, quarante deux ans, et sa femme Marie HYNAUX, trente un ans.


Ils viennent de s’installer rue du Grand Crocq à Rollancourt, il y a à peine six mois. Ils habitaient auparavant à Lapugnoy à une quarantaine de kilomètres, et encore avant à Auchy-les-Hesdin. Horace travaillait comme houilleur dans les mines d’Auchel de la compagnie des mines de Marles. Il y gagnait correctement sa vie avec un salaire de 7,5 francs par jour.


Mineurs à Auchel - Cie des mines de Marles
Mineurs à Auchel - Cie des mines de Marles

La mère de Marie, Zoé DIETTE, la veuve HYNAUX, vient également de s’installer à Rollancourt dans la rue adjacente du Petit Crocq. Elle a quitté Ligny-sur-Canche avec son dernier fils Célestin qui n’est pas encore majeur puisqu’il a dix-huit ans tout juste.


Le couple Horace et Marie est au plus mal. Ils sont mariés depuis sept ans. Ils ont quatre enfants dont l’aîné Léopold qui est né hors mariage en 1901. Il n’a pas été reconnu par son père mais légitimé à l’occasion de leur mariage le 15 décembre 1906 à Auchy-les-Hesdin. Cela laisse toutefois un doute sur la paternité d’Horace. Les autres enfants sont Aristide six ans, Blanche, cinq ans et Rose trois ans.


Comme le signale la presse de l'époque, "la brouille était dans le ménage, par suite du caractère brutal du mari. Il s'enivrait souvent, et après boire ne se gênait pas pour battre sa femme" Horace est alcoolique et il bat sa femme. Sa réputation dans la commune d'ivrogne violent n’est plus a faire.


Deux quotidiens vont suivre l'affaire de près : "La dépêche" et "Le grand Echo du Nord"
Deux quotidiens vont suivre l'affaire de près : "La dépêche" et "Le grand Echo du Nord"

Le drame à Rollancourt


Marie HYNAUX s’est résolue à demander le divorce et pour échapper aux coups de son mari, elle a quitté le domicile conjugal. Elle vit chez sa mère depuis le 13 avril 1913. Horace passe tous les jours pour essayer de récupérer sa femme et ses enfants. Mais à chaque fois, sa belle-mère Zoé et son épouse Marie le repoussent.


Le 22 avril il vient une nouvelle fois chez sa belle-mère. Zoé est en train de nourrir les chèvres. A l’arrivée d’Horace, tout de suite Marie se réfugie dans la maison avec ses enfants. Horace tente alors d’agresser sa belle mère avec une hachette de mineur. Cette dernière se défend avec une baguette en bois ou un gourdin, elle désarme Horace, puis le frappe à la tête. En voyant sa mère agressée, son fils Célestin arrive par derrière et embroche Horace à coups de fourche. Sous les coups de la belle-mère et du jeune beau-frère, Horace s’écroule au sol et ne se relève pas.


Célestin et sa mère tente alors d’alerter le soir même les voisins, dont le maire de Rollancourt qui déclarent ne rien vouloir à faire avec ces histoires de famille, tant la réputation de la famille est sulfureuse. Ils se décident dans la soirée d’aller jusqu’à la gendarmerie d’Auchy-les-Hesdin qui se trouve à deux kilomètres. Ils portent plainte contre Horace pour agression mais sans mentionner qu’Horace gît inanimé dans la cour de la maison de la belle-mère.


La gendarmerie d'Auchy-les-Hesdin
La gendarmerie d'Auchy-les-Hesdin

Quand le brigadier Lecoeuvre et le gendarme Delamain viennent enquêter le lendemain, ils découvrent le cadavre d’Horace. Il est couché sur le ventre, les bras pliés sous lui et baignant dans une mare de sang. Les docteurs Lemaitre, de Blangy-sur-Ternoise et Herblay d’Auchy sont aussitôt mandatés pour faire les premières constatations. Ils relèvent sur le cadavre quatre blessures à la tête une au niveau de l’estomac et une autre à la poitrine. La fourche, le gourdin tachés de sang ainsi qu’une hachette et un chapeau sont retrouvés et saisis comme pièces à conviction.


Zoé veuve HYNAUX et son fils Célestin HYNAUX sont immédiatement arrêtés et amenés par le train de six heure à St Pol pour être incarcérés à la maison d’arrêt.


La maison d'arrêt et la gendarmerie de Saint-Pol
La maison d'arrêt et la gendarmerie de Saint-Pol

L’instruction :


le gendarme Lecoeuvre se confier la charge des investigations sous les ordres de M. Edouard D’oresmieulx de Fouquières, juge d’instruction. Il trouve également une seconde hache de mineur cette fois-ci ensanglantée au domicile d’Horace. La déposition du fils aîné Léopold, âgé de dix ans est accablante. Il a vu sa mère donner des coups de faucille à la tête d’Horace alors qu’il gisait inanimé dans la cour. Marie HYNAUX, après s’être réfugiée dans la maison de sa mère pendant l’agression, a finit par avouer être sorti et avoir frappé son mari à coup de faucille pour se venger de l’enfer qu’il lui a fait vivre ces dernières années. Les coups à la tête ayant entrainé la mort selon l’analyse du légiste, Marie HYNAUX est à son tour immédiatement inculpée et incarcérée le 4 mai 1913 à la prison de Saint-Pol.


L’instruction est clôturée le 16 mai 1913.


Les accusés :


Horace DOMERGUE :

Fils d’une fratrie de neuf enfants, né le le 5 mai 1870 à Auchy-les-Hesdin. Ce n’est pas un enfant de coeur. Son casier judiciaire est particulièrement chargé :


Dés son arrivée dans l’armée, il est condamné le 6 mars 1891 par le tribunal de Saint-Pol à quinze jours de prison pour rébellion et outrages envers la gendarmerie, à quinze jours de prison pour évasion avec violence ainsi qu’à 11 francs d’amende pour tapage injurieux et nocturne.


Il est envoyé le 12 septembre 1891 au service militaire et il est affecté au 153e régiment d’infanterie.


Il est condamné le 3 avril 1894 par le conseil de guerre de la 6e région à cinq ans de travaux publics pour « outrages par paroles et menaces envers un supérieur pendant ou à l’occasion du service » par jugement exécutoire du 7 avril 1894. Il est envoyé à l’atelier n°4 à Bougie (1) (2) le 10 mai 1894.


Il va rester trois ans en Algérie à travailler dans l’Atelier de Travaux Public de Béjaïa ou Bougie. Les conditions de détentions y sont assez dures. L’armée française a installé des camps disciplinaires en Afrique du Nord (3) pour se débarrasser de ses ” mauvais sujets ” : elle y envoie les fortes têtes, les indisciplinés, les condamnés des conseils de guerre, les jeunes qui sortent de prison, mais aussi parfois les opposants politiques, les homosexuels ou les faibles d’esprit.


Ces bagnes coloniaux sont surnommés Biribi. Ceux qui n’ont pas finit leur temps d’armée, se retrouvent dans des bataillons disciplinaires, les fameux « bat' d'Af'" », bataillon d’Afrique du Nord. Les hommes qui y sont envoyés, subissent des brimades, des sévices, et parfois des tortures comme la crapaudine. Le travail y est harassant, sous un soleil de plomb, dix heures par jour, l’ambiance est extrêmement violente entre les prisonniers eux-mêmes. La discipline y est carcérale : interdiction de porter librement barbe ou moustache, contrôle du courrier, brimades physiques, auquel s’ajoute des problèmes de surpopulation, d'hygiène et de malnutrition.


Détenu militaire à la "crapaudine"
Détenu militaire à la "crapaudine"

Horace obtient une remise de peine de six mois par le décret du 18 juin 1896. Puis il obtient une remise de peine de 18 mois par le décret du 23 décembre 1896. Il est libéré et rejoint le 94e régiment d’infanterie le 7 avril 1897. Le service militaire dure trois ans depuis la loi Freycinet du 15 juillet 1889, mais comme les peines carcérales s’additionnent au temps de service, Horace sera resté presque six ans au service de l’armée française dont la moitié dans un centre disciplinaire.


A son retour à la vie civile, Horace revient dans le Pas-de-Calais. Il habite à Lapugnoy. Il travaille comme houilleur, comme l’indique l’acte de mariage de sa sœur Emme DOMERGUE en 1902.


Horace se marie avec Marie HYNAUX le 15 décembre 1906 à Auchy-lès-Hesdin. Ils légitiment ainsi le petit Léopold, né et uniquement reconnu par sa mère en 1901. La presse de l’époque évoque le fait que le petit Léopold a été une source de dispute entre les époux.


En 1907, c’est la naissance d’Aristide leur deuxième enfant.


Le 10 mars 1908, Horace DOMERGUE, mineur de Ligny-sur-Canche est condamné à 5 francs pour voies de fait sur sa femme. C'est l'entrefilet qui parait dans la presse locale (Le Grand écho du Nord de la France) dans la rubrique des faits divers.


Le 23 février 1912, il est condamné par jugement du tribunal correctionnel de Saint-Pol à quinze jours d’emprisonnement pour violences volontaires et bris de clôture. Ceci est directement mentionné sur sa fiche matricule de militaire.


Les faits sont relatés dans « Le Grand écho du Nord de la France »


« L'an dernier, à propos d'un motif futile, Horace avait tenté d'éventrer ses voisins et parents, les époux Decroix-Hynaux.

Alors que le mari était couché. Horace était entré chez ce dernier, avait roué de coups la femme, née Flavie Hynaux ,et battu ensuite le mari qui n'eut que le temps de fuir. Un voisin. ayant vu Horace armé d'un couteau poursuivre les époux Decroix, réussit à le désarmer.


Le lendemain c'est sur une autre voisine, la femme Alphonse Passepont. née Anna Josse, qu'Horace passait sa colère, parce qu'elle avait voulu intervenir dans une discussion avec" sa belle-sœur, Mme Decroix.


Horace pour « apprendre à la femme Passepont à ne plus se mêler de ses affaires » l'avait terrassée, rouée de coups de poing et de coups de pied au ventre, aux bras et aux jambes, puis mordue à belles dents à la joue droite. »



Enfin, le 17 décembre 1912, le « Le Grand écho du Nord de la France » écrit « Horace mineur de Auchy est condamné à 25 frs pour circulation en train sans billet d’Auchy à Auchel »


On notera ici que voyager sans billet était condamné par une amende cinq fois plus importante que celle pour avoir battu sa propre épouse, ce qui en dit long sur les mentalités juridiques de l’époque.


La gare d'Auchy-les-Hesdin
La gare d'Auchy-les-Hesdin

Marie HYNAUX :

C’est la fille de Célestin HYNAUX et de Zoé DIETTE. Elle est née à Auchy-les-Hesdin le 5 mai 1870. Ses parents sont originaires de la commune de Teneur. Elle a sept frères et sœurs. Elle a perdu son père à l’âge de treize ans. Quand elle accouche de Léopold en 1901, elle travaille comme ouvrière en filature et habite chez sa mère. Elle n'épouse Horace que cinq ans plus tard.


Zoé DIETTE veuve HYNAUX:

C’est la mère de Marie. Elle est née en 1856 à Anvin. Avec son mari Célestin HYNAUX, ils ont sept enfants. Ce dernier est décédé en 1894 à l’âge de cinquante ans, Il laisse Zoé son épouse avec six enfants dont l’aîné a seize ans et le petit dernier, célestin (comme son père), est encore dans le ventre de sa mère puisqu’il nait le 10 janvier 1895.


Zoé se remarie à quarante-cinq ans avec Charles DELROSE le 20 janvier 1902 lui-même âgé de soixante-deux ans. Mais visiblement, Zoé est une femme qui sait ce qu’elle veut puisqu’elle divorce de ce second époux en 1908. Seule avec ses deux derniers fils, Célestin treize ans et Télésphore quinze ans, ils habitent à Ligny-sur-Canche avant de déménager à Rollancourt en mars 1913.


Célestin HYNAUX :

C’est le cadet de la fratrie des HYNAUX. Il n’a pas connu son père puisque sa mère était enceinte de lui quand celui-ci est décédé. C’est très certainement pour cela qu’il porte le prénom de son père. Il a été déjà accusé par la justice pour tentative de déraillement mais acquitté vu son jeune âge et son manque de discernement. Il travaille comme manouvrier.


Le procès :


Le procès se déroule le 27 juin 1913 à la cour d'assise du Pas-de-Calais à Douai.


La cour est composée de M. Sergent, procureur de la république, et de M. Leroy, Juge de paix.


Palais de justice du Pas-de-Calais à Douai
Palais de justice du Pas-de-Calais à Douai

Les avocats sont maître LEBLANC, qui représente Marie HYNAUX, maître PLATIAU qui représente Marie Zoé DIETTE et maître PIQUET qui représente Célestin HYNAUX.


Le chef d’accusation est « Coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort »


Huit témoins qui vont se succéder à la barre lors du procès  :


Henri LECOEUVRE, le brigadier de gendarmerie à Auchy-les-Hesdin qui était en charge des investigation. C'est lui qui découvre une seconde hachette de mineur au domicile d'Horace et qui est tachée de sang contrairement à celle retrouvée sur les lieux du crime. Aucun témoin autre que les accusés n'ont d'ailleurs vu Horace armé de cette fameuse hachette.


Le docteur BORNAY - médecin légiste à St-Pol qui a fait l'autopsie. Il confirme qu'Horace DOMERGUE porte huit blessures graves à la tête, dont deux mortelles. le corps d'Horace porte des plaies et des érosions sans gravité au cou, au visage et sur le reste du corps provenant de coups d'ongles et de fourche. Les coups mortels à la tête semblent venir d'un sarcloir ou une faucille.


Du côté de la famille, Léopold DOMERGUE, 10 ans - écolier à Rollancourt (le fils) est celui qui a vu sa mère donner le coup fatal à son père.


Flavie HYNAUX, épouse DECROIX, 25 ans - ménagère à Auchy-les-Hesdin. C'est la soeur de Marie. Elle a été la victime des violences de son beau-frère Horace avec son mari l'année précédente.


Modeste DECROIX, 28 ans - journalier à Auchy-les-Hesdin. C'est le mari de Flavie. Le soir du meurtre, il est venu passer la nuit chez Zoé DIETTE à la demande de sa belle-mère. Il est donc passé à côté du corps d'Horace inanimé sans intervenir. Il a déclaré le lendemain matin en regardant le corps de son beau-frère "qu'il devait être mort".


Enfin les voisins :

Jean-Baptiste PENET, garde-champêtre à Rollancourt, est à la barre pour témoigner qu'il a bien croisé les accusés le soir du drame mais qu'il n'a pas cru à un meurtre et n'a pas daigné se déplacer pour voir Horace.


Tout comme Philippine HERDUIN veuve POINTHIER, ménagère à Rollancourt, qui a déclaré que "les chicanes de ménages ne la regardait pas".


Seule, dame LOQUET (Joséphine CRETEL épouse d’Aimé LOQUET), ménagère à Rollancourt témoigne favorablement, déclarant qu'Horace qui était chez elle la veille du drame, était alors animé des meilleurs sentiments : " Je vais chercher ma femme , je ne l'ai pas frappée. J'ai tué un lapin, elle en mangera".


Lors du procès, on apprend qu'Horace est venu plusieurs fois chez sa belle-mère en cette journée macabre. Il passe vers 9 heures du matin réclamer la chèvre "Maguette" que sa belle-mère Zoé lui avait donné mais que sa femme avait emmené avec elle.


Les différents témoignages recueillis par les gendarmes attestent qu'Horace n'était pas ivre ce jour là. Il avait bien tué un lapin pour sa femme. C'est bien du sang de lapin qui a été retrouvé sur sa hachette de mineur à son domicile.


Le président du tribunal accuse les prévenus de non assistance à personnes en danger. Il leur reproche d’avoir omis de déclarer le meurtre d’Horace à la gendarmerie le soir même.


Mais finalement le procès rapidement tourne en faveur des accusés. Il semble que le lourd passé d’Horace ait pesé plus que tout dans la décision finale. Les trois accusés sont acquittés pour légitime défense le 26 juin 1913.



Les conséquences


Après le verdict, Marie HYNAUX se retrouve à nouveau l’année suivante devant le tribunal mais correctionnel cette fois-ci, le 27 février 1914, puis en mai 1914. Cette fois-ci elle est condamnée à un mois de prison pour avoir dérobé des couteaux en argent chez les patrons ou elle travaillait à Paris en 1913.


En août 1914, la première guerre mondiale éclate, les cinq frères de Marie partent se battre contre l'Allemagne. Liévin, l’aîné, Télesphore et Célestin le cadet vont mourir au front. Seuls Lucien et Hubert en reviendront vivant.


La première à partir de la région du Pas-de-Calais est la sœur de Marie, Flavie HYNAUX. Elle déménage à Elincourt-Sainte-Marguerite (Oise), Rue du Plessier-Château dès 1920 avec son mari et ses trois enfants.


Mais son ménage non plus, n’est pas très solide. Son mari Modeste DECROIX est condamné pour vol en 1920 par le tribunal de Pontoise à 25 francs d’amende et un mois d’emprisonnement. En plus d'un souci d'incontinence signalé pendant son service militaire, Modeste est aussi exhibitionniste :


« A la suite d’un pari, modeste Decroix, quarante-cinq ans, ouvrier de batterie (4), et Paul Deleu, quarante sept ans manouvrier, se sont livrés à des actes répugnants dans le débit Osselin devant les consommateurs qui s’y trouvaient. Le débitant et sa femme seront poursuivis comme complices »


Il est condamné à quinze jours de prison et 25 francs d’amende pour outrage public à la pudeur commis le 7 novembre 1930 à Compiègne


Entre temps Marie HYNAUX a rejoint sa sœur dans l’Oise peut-être à la suite du décès de sa mère Zoé en 1925. Elle est arrivée à Montmacq depuis au moins 1925. Sa fille Blanche accouche d’une petite fille nommée Christiane en 1925 et de père non nommé. La cadette Rose se marie le 4 juin 1927 avec Xavier GEORGE à Montmacq.


Suite aux problèmes de couple de Modeste et Flavie, cette dernière divorce et part se remarier à Etrun dans le Pas-de-Calais. Modeste reste à Montmacq dans la même rue du Maréchal Joffre que Marie HYNAUX et ses enfants et petits-enfants. Quant à Rose et son mari Xavier, ils se sont installés à Choisy-au-Bac.


Léopold se marie en 1929 et s’installe avec son épouse à Montmacq. Marie HYNAUX décède en 1935 à Choisy-au-Bac. Blanche a eu quatre enfants (Christiane, Marguerite, Raymonde et Yolande) avec un homme marié : Georges BLERIOT. Ils habitent tous ensemble avec son frère Aristide. Ils déménagent à Choisy-au-Bac, dans le chemin de Clairoix. Le père des enfants de Blanche, Georges BLERIOT, divorce finalement en 1940 et Blanche se marie enfin avec lui en 1942. Il reconnait les enfants qui changent alors de patronyme. Aristide est le dernier à se marier en 1945.

Arbre généalogique descendant d'Horace DOMERGUE et Marie HYNAUX
Arbre généalogique descendant d'Horace DOMERGUE et Marie HYNAUX



Rose DOMERGUE épouse GEORGE et son frère ainé Léopold DOMERGUE







Bibliographie :

Biribi Discipline militaire - Georges Darien - 1890

Biribi: Les bagnes coloniaux de l'armée française - Dominique Kalifa - 2016


Notes

1 - L'atelier de travaux publics de Bougie a fonctionné de 1893 à 1924. Il était utilisé pour faire travailler des soldats condamnés, notamment les déserteurs.Les détenus de ces ateliers, surnommés "zéphyrs" ou "camisards", étaient principalement employés à des travaux de terrassement, de culture et d'extraction de minerai.

2 - Béjaïa, également appelée anciennement Bougie en français, est une commune algérienne située en bordure de la mer Méditerranée, à 220 km à l'est d'Alger.

3 - En Algérie : Bossuet, Orléans-Ville, Douéra, Bougie, Aïn-Beïda Au Maroc : Dar-Bel-Hamrit , Téboursouk En Tunisie : Gafsa et Tataouine


4 - Ouvrier agricole qui s'occupe du battage de grain (Blé, foin) Source - Recensement des industries et professions, juin 1931 Bnf- Gallica

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